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50 «bougix» pour Astérix et Obélix

Jeu 29 Oct - 8:42 par Psychometer



Le 29 octobre 1959 exactement, naissaient dans le premier numéro du journal Pilote, Astérix et Obélix.

Mâtin, quel anniversaire ! En exclusivité pour Le Figaro, cinq dessinateurs nourris au lait d'Astérix et Obélix (Martin Veyron, Achdé, Dupuy-Berbérian, Sylvain Vallée et Jean-Louis Mourier) rendent hommage à ces deux jeunes quinquagénaires.

Métamorphosés en Dupont et Dupond (clin d'œil à Tintin) par Martin Veyron, éternels «gamins» selon Jean-Louis Mourier, s'éloignant dans le soleil couchant comme leur copain Lucky Luke pour Achdé, transportés dans le futur à l'aéroport d'Orlyx sous la plume de Dupuy-Berberian, ou bien symbolisant tout bonnement l'histoire de France selon Sylvain Vallée, l'hommage est unanime.

Entre-temps, 325 millions d'albums se seront écoulés dans 107 langues. Sans oublier trois films et neuf dessins animés. Un mythe est donc en marche, et cela malgré la tragique disparition de René Goscinny, à 51 ans, en 1977. Pour marquer dignement le 50e anniversaire d'Astérix et Obélix, un certain nombre d'opérations ont été mises en place tant par Albert-René que par le groupe Hachette.

Finies les histoires de mangas

Un lourd dispositif incluant une exposition au Musée Cluny , un spectacle musical au Théâtre des Champs-Élysées, un film, La Patrouille de France dessine Astérix, filmé par Éric Magnan, et de nombreuses dédicaces tant au festival Quai des bulles de Saint-Malo qu'au Virgin Mégastore de Paris.
Mais dans le fond, une question importe : que vaut le nouvel Astérix ? Depuis quatre ans, il semble qu'un sacré orage soit passé au-dessus du célèbre village gaulois. En 2005, lancé à grands renforts d'annonces publicitaires et de marketing, le 33e tome, Le Ciel lui tombe sur la tête avait pour le moins déconcerté les fidèles lecteurs. L'incursion d'Astérix dans la science-fiction, la présence d'extraterrestres ayant figé le village gaulois, la présence d'influences manga en lutte contre un ennemi aux faux airs de comic book américain : tout cela a dérouté les amateurs de la série. L'accueil critique est violent. Même si les ventes suivent. Du coup, Albert Uderzo tire les leçons de ce faux pas.
Avec ce Livre d'or, il semble que cette triste parenthèse soit refermée. En décembre 2008, contre toute attente, Albert Uderzo vend la société Albert-René à l'éditeur Hachette, et autorise le fait que l'on poursuive les aventures d'Astérix après sa mort. Puis, il se remet à sa table à dessins. Dans ce 34e tome, le dessinateur s'amuse donc à célébrer les 50 ans des deux héros qu'il a co-créés avec son copain René Goscinny un beau jour d'octobre 1959. De fait, on s'attend au pire. Et l'on se trompe. Lourdement. L'album n'a rien d'indigne. Au contraire. Le rire, les sourires, et les clins d'œil sont au rendez-vous. Pourquoi ? Parce qu'Albert Uderzo a eu l'intelligence de remonter aux origines du journal Pilote, ce «Paris Match pour jeunes».
Voilà le secret de la bonhomie de ce 34e album. Finies les histoires de mangas et d'envahisseurs. Ici, Uderzo retrouve le terrain de jeu enchanté de ses souvenirs de presse. Il conçoit l'album comme une sorte de Pilote, de Rubrique-à-brac façon Gotlib. Il imagine la tête de ses deux héros à l'âge «canonix» de 50 ans, et se met lui-même en scène. Ce qui lui vaut un mémorable «bourpif» de la part d'Obélix.
La ronde des idées et des clins d'œil ne s'arrête pas là. Uderzo en pleine forme, comme libéré d'un poids ancien, fête le demi-siècle d'Astérix et Obélix en leur inventant un musée. Après tout, un musée Hergé a bien surgi de terre, en juin dernier, pour célébrer Tintin et Milou ! Qu'à cela ne tienne, faisons entrer ­Astérix et Obélix dans la culture, la peinture et l'art classique. Et si Obélix inspirait Léonard de Vinci ou Le Penseur de Rodin ? Et si Astérix était croqué par Arcimboldo ? Détournements vivifiants, pastiches attendris de Falbala en Joconde, Uderzo jubile comme un gamin de 82 printemps. Et les lecteurs aussi.

Source - Le Figaro

Dav - N'empeche que les derniers c'est pas les meilleurs. Mais au moins on aura un truc a trinquer ce weekend

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